
La Baraque Ouvala, est un projet né en 2023, au sein de la forêt de Brocéliande. Le choix du lieu, est d’abord imaginé pour accueillir un espace de création pouvant recevoir des artistes en résidence dans un cadre marqué par la présence de la forêt. Assez vite, le collectif se réunit autour de la petite baraque, empreinte symbolique laissée par la compagnie Dromesko. Alors de nouvelles perspectives s’ouvrent à l’intérieur de ses murs. La construction scénographique et un atelier multidisciplinaire ouvert aux bénévoles viennent compléter l’aspect technique tandis que l’ouverture d’un espace de soin du corps ponctue la place du collectif au cœur de la forêt mythique. Le domaine de l’art est ici marqué par des rencontres tantôt formelles, tantôt informelles et est stimulé par le foisonnement et la fusion des disciplines. Le collectif héberge plusieurs projets : du théâtre avec la Cie Chouka, de la construction métallique par l’atelier Brin d’Acier et de l’Ayurveda par la Sensitive.
Les événements, nos rendez vous où chacun.e peut se laisser surprendre par un air de musique ou simplement rencontrer ses voisins de table autour d’une assiette de frites. Dans la cantine, tout le monde participe à la vie, tout le monde peut apprendre, proposer, rire ou simplement passer. Le collectif a pour vocation de créer et diffuser en complicité avec le territoire sur lequel elle s’est implanté et de ses habitants. La Baraque Ouvala se veut à l’écoute de ses bénévoles et se positionne en soutien dans l’objectif de devenir un point de rencontre, un vivier où se frottent artisanat, stages et évènements culturels.

Fanny
Fanny, alias La Sensitive, est une photographe et vidéaste bretonne. Elle grandit dans une compagnie de théâtre itinérant, Dromesko, et développe rapidement un goût certain pour les arts visuels. Elle suit dans un premier temps des études d’arts plastiques, puis de photographie, avant d’entrer en 2010 en école de cinéma à l’ESRA Paris.Durant cette formation audiovisuelle, elle réalise plusieurs projets axés sur la vidéo danse. Ses recherches plastiques sont depuis toujours tournées vers le dialogue entre le corps et l’image, entre les textures et la lumière, entre la chaleur d’un corps et la froideur du verre optique qui témoigne.
Elle travaille avec la compagnie Dromesko depuis 2014 et a fait les créations lumières de leurs trois derniers spectacles ainsi que des projets vidéos pour leurs créations. Elle réalise des installations plastiques et audiovisuelles pour des spectacles de théâtre sensoriel avec la Cie Le Syndrôme à Bascule et la Cie les Emplumées, compagnie qu’elle a cofondée en 2012. Depuis 5 ans elle se consacre principalement au vijing (mix de vidéos en live) avec la Cie Gap the Mind ou encore le groupe Cosmyte. Dans cette pratique, elle crée elle même ses visuels en filmant des danseurs, modèles ou encore en captant la nature pour ensuite les rediffuser et les repeindre en live. En 2022 elle monte la Cie Chouka avec la danseuse Tamar Lechiguero et leur premier spectacle voit le jour, Tierra de nadie, dont elle cosigne la mise en scène.
Elle réalise également des aftermovies pour des festivals comme le festival Ozora et sa scène Cooking Groove en 2022. Depuis elle continue de réaliser des clips de musique, des teasers de spectacle comme avec la Cie Les Colporteurs en 2024 et se consacre au collectif Ouvala qu’elle a cocréé avec ses acolytes.

Naïm
Il a 33 ans, est artisan ferronnier depuis trois ans. Avant de se consacrer à ce métier, il a passé cinq années à se former dans divers domaines techniques tels que la tôlerie, la construction en carrosserie, la peinture automobile et le dessin industriel. Passionné par les sciences, les arts et l’architecture, il a toujours nourri le désir de concevoir et de créer. Ses expériences socio-professionnelles, combinées à un fort besoin d’indépendance, l’ont naturellement conduit à choisir cette voie. Ce choix s’inscrit dans une volonté profonde de contribuer au développement d’une économie locale et solidaire, en phase avec les valeurs du monde paysan.
Engagé dans plusieurs structures associatives, telles qu’un garage associatif ou des collectifs socio-culturels, Naïm a enrichi son parcours en développant des compétences variées. Parmi elles, le transfert de savoirs, l’organisation d’événements culturels, des actions sociales et des festivals. Ces expériences ont été portées par des valeurs promouvant des concepts alternatifs pour dynamiser la vie en milieu rural.
De ces engagements est née l’idée de fonder l’association « Chez ma Tante », concrétisée au sein d’un tiers-lieu situé au cœur de la région avénoise. Ce projet est une véritable plateforme d’expérimentation et d’initiatives visant à pallier le manque de structures sociales sur le territoire.
Sa passion pour la création a également ouvert la voie à des collaborations artistiques, notamment dans le domaine de la scénographie. Il a participé à l’élaboration de solutions techniques pour le développement et l’implantation d’œuvres artistiques. Ces expériences ont révélé un attrait particulier pour le monde du spectacle et renforcé son engagement dans des projets mêlant art, innovation et solidarité.

Alex
Alex, professeur de physique-chimie, ingénieur agroforestier, ami de la race canine et des burgers.
Né dans le territoire Ch’ti, il y développe pendant 20 ans un chauvinisme qui lui donne un goût prononcé pour le maroilles, le métal, le punk et la bière. C’est par souci d’équilibre qu’il passe de l’autre coté du comptoir lors de sa rencontre avec le collectif Parasites et organise divers évènements culturels autour de la musique et de l’environnement. C’est dans cette dernière branche, le pôle environnement et territoire qu’il fait son service civique lorsqu’il rentre de ses études en foresterie. Pendant un an, il chapeaute avec le centre socioculturel de Landrecies un jardin partagé, organise des activité autour d’un jardin mobile et organise des chantiers participatifs reliant le monde rural de l’Avesnois à la ville de Lille où il se domicilie. Arrivé à ses 26 ans, il décide de se former de manière à pouvoir se rendre utile techniquement parlant. Il part donc se former en ferronnerie avec un ami compagnon en parallèle de son métier de professeur de physique-chimie. Cette activité lui offre l’opportunité d’appréhender l’apprentissage de sa matière avec créativité et de créer des investigations sous forme ludique au profit des élèves.
Son expérience l’emmène à participer à des montages de chapiteaux et le milieu du spectacle lui donne le goût de la création et stimule chez lui différents projets : « Lasagne » et « Clown Frite » sont alors proposés.
Dans le but de perfectionner ses projets de création, il intègre durant un mois une formation de scénographie et va par la suite participer à divers montages de décors pour des compagnies de théâtre.
De là, plusieurs rêves naissent dont celui de naviguer. Il se forme alors en tant que matelot de pont et embarque pour la pêche au bulots en mer normande durant l’hiver 2023. Un jour, poussé par les vents du nord, il s’échoue en forêt de Brocéliande. Convié par Fanny, il pose alors ses valises dans ce nouveau port d’attache pour imaginer avec l’équipe la Baraque Ouvala, un lieu de vie et d’activité dans la forêt mythique.